Hier soir, après la deuxième représentation de Vert-Vert maestro Offenbach a renouvelé ses félicitations et ses remerciements aux artistes, et leur a offert un souper qui aura lieu lundi prochain, le soir de la troisième représentation.
Une particularité curieuse a dû échapper au public. Le grand finale du deuxième acte avait subi quelques coupures qui avaient obligé Offenbach à écrire une nouvelle strette. Cette strette, composée dans la journée de mercredi, avait été copiée pour les chœurs et les rôles pendant la nuit. Les chœurs avaient commencé dès neuf heures du matin à l’étudier. Les répétitions ont continué jusqu’à trois heures avec les artistes, dont le zèle ne s’est pas démenti un moment. Pendant ce temps on copiait à la hâte les parties d’orchestre qui ne pouvaient être achevées qu’au moment d’être mises sur les pupitres.
Ces efforts étaient indispensables pour que l’on fût prêt à l’heure de la représentation. Toutefois, ce n’est pas sans une certaine émotion que l’on attendait le moment d’exécuter devant le public les parties du finale qui n’avaient pu être répétées avec l’orchestre. Grâce au dévouement de tous les artistes, grâce à l’excellente direction de tous les chefs, de M. Deloffre, de M. Steenman, tout a marché sans encombre, et la nouvelle strette a produit le plus grand effet.
François Oswald.