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Échos

Le Figaro – Samedi 8 octobre 1887

A TRAVERS PARIS

Grande affluence hier, à l’hôtel Drouot, à l’occasion de la vente des tableaux et du mobilier de Jacques Offenbach. C’était la première vacation ; elle a rapporté environ vingt mille francs.

Parmi les objets exposés, ses amis revoyaient, non sans émotion, tout ce qui avait fait partie de la vie intime, du charmant auteur de la Grande-Duchesse. On retrouvait là cette curieuse collection de petits Saxe , composant différents orchestres et dont il avait la coutume de rapporter un spécimen à chacun de ses retours de Dresde. Puis c’étaient son buste en marbre, son lit, ses fauteuils et les tableaux, dessins, bronzes, bibelots qui, pendant bien des années, ont orné sa chambre, son salon et son cabinet de travail.

Parmi les pièces qui ont obtenu les plus hauts prix, citons un orchestre de petits musiciens, des Saxe, au nombre de vingt, qui s’est vendu 290 francs. Puis un violon de faïence, acheté par M. Dupuis, des Variétés.

Parmi les tableaux : le Régiment qui passe, de Detaille, de douze centimètres à peu près, et qui a été adjugé à 6,200 francs. Un paysage de Diaz, 1,200 francs, etc., etc.

Plusieurs aquarelles, des dessins tels que l’aquarelle de Detaille représentant Offenbach en garde champêtre ; un petit portrait, par Vibert, d’Auguste Offenbach. Espérons que la famille a pu racheter la plus grande partie de tous ces objets, souvenirs intimes.

Aujourd’hui, la vente continue par la mise aux enchères du mobilier.

Le Masque de fer.

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