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Nouvelles dramatiques

Le Nouvelliste – Dimanche, 9 novembre 1851

J. Offenbach, l’éminent violoncelliste, qui vient de faire dans le Midi une brillante excursion artistique, est de retour à Paris depuis quelques jours. Il a donné plusieurs concerts à Marseille, où il a excité, comme partout, les plus honorables témoignages de sympathies. Après l’une de ces belles soirées, M. Josep Autran, l’auteur de la Fille d’Eschyle, lui a adressé les vers suivants :

UN TABLEAU DE FAMILLE.

A Mme Herminie Offenbach.

De la riche Allemagne il a tout le génie,
Il est le digne enfant de la terre bénie
Qui vit naître Schubert, Beethoven et Mozart !
Quand sous ses doigts savants, la basse parle et chante,
La foule qu’il enchante
Acclame avec transport un des maîtres de l’art !

Dieu, qui l’aime, voulut lui choisir sa compagne :
C’est la plus belle fleur des jardins de l’Espagne ;
C’est un rêve d’amour éclos dans l’Alhambra !
On chercherait en vain dans toute la Castille
Cet œil noir qui pétille
Et la grâce et l’esprit dont Dieu la décora !

Entre eux est un enfant, tête blonde et rieuse.
De ta double origine, enfant, sois glorieuse !
Des dons les plus charmants ton berceau fut doté.
A ton père, à ta mère, oh ! ris toujours, bel ange !
Et, fier d’un tel mélange,
Prends à l’un son génie, à l’autre sa beauté !

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