Notre confrère Mendel, qui est secrétaire d’Offenbach – par conséquent bien renseigné – annonce que par traité avec M.Wood, l’un des principaux éditeurs de Londres, le maestro s’est engagé, moyennant une prime de
75,000 francs
déposée chez un des principaux banquiers de Paris, à écrire la musique d’un opéra-bouffe en trois actes sur une histoire très populaire en Angleterre, celle de Whittington et son chat.
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Witthington, petit employé de la Cité, partit un jour pour les Indes en emmenant son chat ; il fit tant et tant qu’il amassa une grande fortune, et parvint à la plus haute dignité que puisse envier un marchand de la Cité, à celle de lord-maire. Dans la misère comme dans la fortune, Whittington ne voulut jamais se séparer de son matou, qui était devenu très populaire.
C’est sur cotte donnée que M. Wood a voulu une opérette bouffe.
Offenbach, afin de travailler au plus tôt, a chargé deux de ses collaborateurs habituels, MM. Nuitter et Tréfeu, de lui faire la pièce en français, qui sera écrite en anglais par M. Farnie, un des meilleurs auteurs d’outre-Manche.
Aussitôt la partition terminée, Offenbach touchera les 75,000 francs de prime déposés chez le banquier !
La pièce doit être livrée au mois de novembre.
Gustave Lafargue.