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Courrier des théâtres

Le Figaro – Lundi 29 novembre 1875

Les Bouffes-Parisiens répètent en ce moment, pour servir de lever de rideau à la Créole, une petite pièce, intitulée Tarte à la Crème, valse en un acte, paroles de M. A. Millaud, musique de M. Lange. Sous ce pseudonyme se cache un de nos compositeurs les plus répandus. Il a écrit pour la pièce deux morceaux dont une valse, au son de laquelle tout Paris tourbillonnera cet hiver, M. Lange l’espère du moins, et nous aussi.

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Après la première représentation de la Boulangère a des écus, il avait été question de faire pour cette pièce un nouveau troisième acte. La nouvelle d’abord donnée comme certaine, au bout de quelques jours était démentie. Elle se trouvait, en effet, à la fois vraie et fausse.

Le nouveau troisième acte de la Boulangère existe, mais les Parisiens n’en auront pas la primeur. Il a été composé pour Vienne, où la pièce doit être representée prochainement. Ce troisième acte contient deux tableaux : dans le premier ont été réunies les scènes amusantes qui parsèment actuellement l’acte de la prison ; le second tableau se passe au Palais-Royal, et une fête donnée dans les fastueux salons du régent permettra de terminer la pièce avec une mise en scène éclatante.

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Nous avons donné, il y a quelques jours, un spécimen du travail entrepris par un journaliste américain qui, dans les œuvres de Shakespeare, retrouve des vers s’appliquant à tel ou tel artiste contemporain. Ce travail, le même écrivain vient de le faire pour les pièces actuellement en cours de représentation.

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LE VOYAGE DANS LA LUNE

« Je les vis s’envolant entre entre [1] la lune glacée et la terre » (Le Songe d’une nuit d’été, acte II, scène 2).

Gustave Lafargue.

[1SIC

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