1871

Le Siège de Paris

Jeudi 12 janvier 1871
116me jour
Le bombardement d’un fort n’a rien de bien gai, mais cela n’empêche pas nos soldats de narguer les obus. A preuve, le fait suivant
Il y a quelques jours, au fort de Vanves, les officiers du 9e bataillon de la mobile de la Seine ont offert une petite soirée musicale aux officiers du 139e de ligne.
Soirée improvisée.
Un petit harmonium, échappé à la destruction, tenait lieu d’orchestre. On commença par des chants patriotiques, la Marseillaise, le Chant du Départ, le Régiment (…)

Le Siège de Paris

Samedi 28 janvier 1871
Avant de commencer son Odyssée départementale et de s’élever majestueusement en ballon, le citoyen Gambetta prit soin, comme on sait, de procéder, en collaboration de l’illustre Pipe en-Bois, à l’épuration et au renouvellement de toutes les administrations de nos chefs-lieux. Puis, ayant ainsi pourvu à la satisfaction de ses jeunes copains des brasseries, il nous quitta pour aller se nommer ministre de la guerre. C’est une des pages joyeuses de ces quatre derniers mois, et nous donnerions (…)

Échos de Paris

Mardi 31 janvier 1871
On nous assure que parmi les nombreuses demandes de sauf-conduits adressées aujourd’hui au préfet de police, il s’en trouvait une au nom de M. Flourens.
On aurait bien tort de lui refuser cette faveur, surtout si ses braves tirailleurs de Belleville doivent lui faire cortége à son départ, en chantant cet air connu d’Offenbach :
Pars pour la Crète, pars pour la Crète ! Pars, pars, pars, pars.
X…
La Belle Hélène

Échos

Lundi 20 février 1871
Cette pauvre Princesse de Trébizonde l’a échappé belle.
Il était fortement question de siffler sa rentrée aux Bouffes.
Mais le bon sens public a fait justice de cette ridicule velléité.
Ce n’est pas précisément à la Princesse qu’en voulaient les cabaleurs, – on ne se dément pas si impudemment à six mois de distance, – mais à son heureux père, Jacques Offenbach.
Et cela sous prétexte que Jacques Offenbach est Prussien !
Tout en félicitant ces messieurs de leur excellente et (…)
La Princesse de Trébizonde

Courrier des théâtres

Mardi 14 mars 1871
(…)
Sardou est de retour à Marly.
Les Prussiens ayant respecté sa propriété, il a pu, dès sa rentrée chez lui, se remettre à la besogne sans passer par les maçons et les tapissiers.
Pour réparer… le temps perdu, il met en toute hâte, la dernière, main à son grand opéra-bouffe-féerique, le Roi Carotte, musique d’Offenbach.
Tous les auteurs ont chômé cet hiver ; aussi les malins vont-ils se rattraper dès septembre prochain, et je parie, que M. Sardou aura trois ou quatre pièces (…)
Le Roi Carotte

Courrier des théâtres

Vendredi 16 juin 1871
Le maëstro Offenbach est de retour à Paris.
Gustave Lafargue.

Courrier des théâtres

Vendredi 28 juillet 1871
M. Boulet, sur la recommandation d’Offenbach, vient d’engager M. Albert Vizentini, comme premier chef d’orchestre, pour monter et conduire le Roi Carotte, au théâtre de la Gaîté.
M. Vizentini est un jeune musicien de talent qui a déjà fait ses preuves à la Porte-Saint-Martin au bon temps des féeries.
Offenbach et Litolff ont été vus dimanche à la porte d’un café des boulevards extérieurs, vidant ensemble la chope de l’amitié. Leur conversation était très animée ; ils causaient du Roi (…)
Le Roi Carotte

Courrier des théâtres

Vendredi 1er septembre 1871
(…)
Enfin, comme nous l’avons déjà annoncé, notre confrère Albert Vizentini, qui manie aussi bien le bâton de chef d’orchestre que la plume de journaliste, est chargé de conduire le Roi Carotte, et d’assurer à son règne une durée qui ne soit pas provisoire.
On demande au théâtre de la Gaité des ténors splendides – dans les chœurs – et une foule de soprani jolies avec un ramage égal à leur plumage.
S’adresser au théâtre tous les jours à trois heures.
Gustave Lafargue.
Le Roi Carotte

Courrier des théâtres

Vendredi 1er septembre 1871
(...)
Puisque nous parlons des batteurs de mesure, voici les diverses mutations qui ont lieu dans les théâtres.
(...)
Enfin, comme nous l’avons déjà annoncé, notre confrère Albert Vizentini, qui manie aussi bien le bâton de chef d’orchestre que la plume de journaliste, est chargé de conduire le Roi Carotte, et d’assurer à son règne une durée qui ne soit pas provisoire. ___
On demande au théâtre de la Gaîté des ténors splendides – dans les chœurs – et une foule de soprani jolies avec (…)
Le Roi Carotte

Courrier des théâtres

Samedi 2 septembre 1871
Ce soir :
(...)
Réouverture des Variétés, par les Brigands, pour les débuts de mademoiselle Van Ghel et la rentrée de mademoiselle Zulma Bouffar, MM. Dupuis, Kopp, et Léonce ;
(...)
Jules Prével.
Les Brigands

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