Mardi 2 juin 1874
UNE NUIT A LA GAITÉ.
Si jamais Orphée aux Enfers fut lestement enlevé, c’est bien samedi.
A onze heures et demie, le rideau était baissé, et le décor de l’Enfer faisait place à celui du souper de la centième.
A minuit et demi, les invités d’Offenbach doublaient les deux redoutables contrôles installés, l’un à la porte des artistes, l’autre sur la scène ; Rhadamante lui-même, en cravate, blanche, dévisageait avec soin les arrivants. S’il avait fallu, en effet, inviter tous ceux qui en (…)
Orphée aux Enfers
Jeudi 4 juin 1874
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Avis à MM. Bertrand et Cantin, qui donnaient aujourd’hui hui pour la dernière fois la Périchole et la Belle Bourbonnaise.
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Un Monsieur de l’orchestre.
La Périchole
Mercredi 1er juillet 1874
Nous avons de bonnes nouvelles de la petite troupe des Bouffes-parisiens qui est allée jouer la Jolie Parfumeuse au Havre. Les journaux du Havre ne tarissent pas d’éloges sur nos artistes parisiens.
Voici ce qu’en dit M. Hippolyte Fénoux, le chroniqueur du journal Le Havre :
Mme Judic faisait hier, à l’intention du public havrais, une création nouvelle, et pour ceux-là mêmes qui ont pu admirer sur les scènes parisiennes la merveilleuse souplesse d’une organisation artistique (…)
La Jolie Parfumeuse
Jeudi 2 juillet 1874
Une jeune femme qui a débuté récemment aux Variétés dans l’Ile de Tulipatan, Mme Lina Bell, vient de signer un engagement avec l’Opéra-Comique.
Mme Lina Bell est douée d’une jolie voix de mezzo-soprano.
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Jules Prével.
L’Île de Tulipatan
Lundi 6 juillet 1874
On sait que le théâtre de la Gaîté est tenu militairement.
Il faut voir avec quelle respectueuse inquiétude toute la troupe défile devant les proclamations sévères d’Albert Vizentini, le P. O. du quartier général d’Offenbach, dès qu’elles sont affichées au foyer des artistes.
Le tableau des amendes n’est pas moins curieux à étudier. Ainsi, j’y ai vu cette semaine cette annonce pyramidade
« La pendule est retirée à Mlle Bonnard pour cause de mauvaise tenue. »
C’en est fait ! Mlle (…)
Jeudi 9 juillet 1874
Le théâtre des Bouffes jouera en lever de rideau avec Madame l’Archiduc une petite pièce intitulée Les Serments platoniques de M. H. Moreno, l’un des auteurs de la Quenouille de verre, le joyeux poème auquel il n’a manque que la musique de Lecocq, pour en faire un succès plus que centenaire.
Gustave Lafargue.
Madame l’Archiduc
Dimanche 12 juillet 1874
Offenbach est de retour d’Aix.
Je ne peux pas dire qu’il nous revient gros et gras, mais enfin le traitement par les eaux, les bains et les douches l’a complètement remis des violentes secousses que sa santé avait éprouvées l’hiver dernier.
Il rapporte les deux premiers actes de Madame l’archiduc absolument terminés.
Quoique habitant à Saint-Germain un pavillon sur la Terrasse, Offenbach vient deux ou trois fois par semaine à Paris, pour s’occuper de sa campagne de l’hiver prochain à (…)
Madame l’Archiduc
Dimanche 16 août 1874
Notre confrère Mendel, qui est secrétaire d’Offenbach – par conséquent bien renseigné – annonce que par traité avec M.Wood, l’un des principaux éditeurs de Londres, le maestro s’est engagé, moyennant une prime de
75,000 francs
déposée chez un des principaux banquiers de Paris, à écrire la musique d’un opéra-bouffe en trois actes sur une histoire très populaire en Angleterre, celle de Whittington et son chat.
Witthington, petit employé de la Cité, partit un jour pour les Indes en (…)
Whittington
Du lundi 13 juillet au mardi 28 juillet 1874
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Les auteurs, eux aussi, sont encore dispersés :
Offenbach siffle sur la terrasse de Saint-Germain les airs de Madame l’Archiduc. Sardou, de Marly, correspond avec Lecocq et lui envoie par petites portions les morceaux des Prés Saint-Gervais. Hector Crémieux est à Deauville, au sein de sa famille, et y met la dernière main à sa nouvelle famille, La famille Trouillac.
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Jules Prével
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Disons d’abord que Mlle Wanghell après avoir obtenu un succès immense dans la Fille (…)
Madame l’Archiduc
Orphée aux Enfers
La Vie parisienne
Jeudi 30 juillet 1874
Les Parisiens qui vont se rendre aux courses de Deauville ne seront pas malheureux. Que dis-je malheureux ?... ils vont voir un régal que nous n’aurons jamais à Paris, et pour cause.
Je veux dire que Mme Théo jouera devant eux Bagatelle... oui, Bagatelle ! la pièce créée chez nous par Mme Judic.
Mme Théo dans un rôle de Judic... ce sera curieux.
Dame ! les Havrais viennent bien d’avoir Mme Judic dans Pomme d’Api !
Mme Théo prend sa revanche.
Mais c’est tout de même ennuyeux que ces (…)
Bagatelle
Pomme d’api
La Chanson de Fortunio