1874

Courrier des théâtres

Vendredi 31 juillet 1874
Dimanche Orphée a fait une recette de 5,984 fr.
Gustave Lafargue.
Orphée aux Enfers

Courrier des théâtres

Samedi 1er août 1874
Autre correspondance.
Il parait que nous avons fort irrité une amie de Mme Peschard en disant que, bien que Mme Peschard doive jouer à Deauville la Chanson de Fortunio, l’attrait de la semaine des courses consistera dans l’apparition de Mme Théo sous les traits de Bagatelle, car nous recevons une petite lettre pointue, à écriture féminine déguisée, qui nous malmène d’une jolie façon :
Voici la copie de ces pattes de mouche :
« Monsieur,
 » Je ne vous croyais pas si peu de goût de (…)
La Chanson de Fortunio Bagatelle

Courrier des théâtres

Dimanche 2 août 1874
Ce soir :
Réouverture des Variétés : La Vie Parisienne, – Rentrée de Mlle Vanghel ; début de Mlle Julia Georges.
La Jolie Parfumeuse sera jouée à Bruxelles du 1er au 15 août. Après viendra le tour de la Quenouille de verre, qui sera interprétée par Mme Judic et la troupe des Bouffes.
Gustave Lafargue.
La Vie parisienne La Jolie Parfumeuse

Les premières

Lundi 3 août 1874
La réouverture des Variétés
(...)
Une seule figure nouvelle se présente dans cette reprise de la Vie Parisienne. Mlle Julia Georges est une Métella blonde. Les Métella blondes sont une rareté de l’espèce, car les Métella brunes ont dominé jusqu’à présent : se souvenir d’Honorine, de Devéria, de Gabrielle Gauthier. Elle a de forts jolis cheveux qui paraissent abondants et qui la dispensent de tout extra chignonesque. Le teint rosé des pêches de Montreuil, les dents blanches comme une (…)
La Vie parisienne

Courrier des théâtres

Lundi 3 août 1874
Mme Lory, qui s’est faite le Lachaud de Mme Peschard, nous écrit une nouvelle lettre pour défendre sa cliente.
Nous regrettons de ne pouvoir répondre, dans les colonnes du Figaro, à la question qu’elle nous adresse en post-scriptum. * * *
Nous ne comptions pas faire tant de bruit en disant que nous aimerions mieux voir Mme Théo dans un rôle de Judic, que Mme Peschard dans la Chanson de Fortunio qu’elle a déjà chantée à Paris. Nous avons reçu plusieurs lettres sur le même sujet. Dans (…)
La Chanson de Fortunio

Courrier des théâtres

Mardi 4 août 1874
Nous recevons de Bruxelles la dépêche suivante :
« Hier, samedi, grand succès pour la Belle Parfumeuse. Judic couverte de fleurs, rappelée, deux morceaux bissés. [1]
Gustave Lafargue.
La Jolie Parfumeuse

Courrier des théâtres

Mercredi 5 août 1874
Offenbach est revenu ce matin d’Etretat, plus riche de 75 000 francs qu’il n’était parti...
En montant en chemin de fer, il a reçu de Londres un traité signé et paraphé, de 3,000 livres sterling, pour un grand opéra-bouffe – texte anglais – dont il s’est engagé à livrer la musique le 15 novembre prochain.
L’argent a été déposé chez un banquier de Paris et sera remis au maestro en trois payements, au fur et à mesure de la livraison de chaque acte.
Jules Prével.
Whittington

Courrier des théâtres

Jeudi 6 août 1874
Dans une quinzaine de jours, aura lieu au Casino de Deauville une représentation tout à fait Parisienne, et qui sera fort goûtée des touristes.
Voici le programme arrêté jusqu’ici :
1° Le Péché véniel, de notre ami Albert Millaud joué par Mme Grivot dans le rôle d’Antonine, et MM. Colson et Lacroix, qui ont créé la pièce à Paris.
2° Bagatelle, joué par Mme Grivot bien entendu, et... devinez qui dans le rôle de Judic ?
Mlle Moisset, retour d Amérique en villégiature au Havre. (…)
Bagatelle

Courrier des théâtres

Vendredi 7 août 1874
MM. Grange et Bernard ont lu hier, aux artistes des Variétés, le Théâtre moral, actualité en trois petits tableaux, qui sera jouée par Bertlielier, Blondelet, Schey (début), Cooper, Germain (début), Mlles Berthal, Julia Georges et Désirée (rentrée).
Cette pièce finira le spectacle composé des Mormons à Paris, qui succédera à la Vie parisienne.
Orphée aux Enfers va, la semaine prochaine, interrompre ses chansons pendant deux ou trois jours, durant lesquels on répétera les nouveaux (…)
La Vie parisienne Orphée aux Enfers

Courrier des théâtres

Samedi 8 août 1874
On nous communique un travail fort bizarre qui n’a pu être fait que par une personne ayant de nombreux loisirs, c’est le relevé des enseignes de Paris portant des titres de pièces de théâtre.
(...)
Du théâtre actuel, rien, si ce n’est le Sphinx qui sort d’enseigne à un débit de liqueurs du boulevard Poissonnière ! La Dame aux Camélias, la Famille Benoîton, la Belle Hélène, etc., ne figurent sur aucune enseigne. Il y a bien eu rue de la Banque une Brasserie Benoîton, mais elle a eu une (…)
La Belle Hélène

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