1879

Échos de Paris

Mercredi 1er janvier 1879
Le maréchal de Saxe, que l’opéra-comique d’Offenbach vient de remettre en scène, n’était pas d’une douceur exquise pour ses maîtresses non plus que pour ses gens.
Un jour, le domestique d’un colonel exaltait devant un de ses domestiques les qualités de son maître.
-- Il est bon, il est poli, il est charmant ! Pourvu que je lui brosse bien ses habits, il est content.
-- Et le mien, donc ! fit l’ordonnance du maréchal ; il est bien plus facile à vivre encore : il bat mon uniforme tous les matins, quand j’ai (...)
Madame Favart

Bruits de coulisses

Mercredi 1er janvier 1879
Quelqu’un qui vient de se payer de jolies étrennes, c’est M. Cantin. L’heureux directeur dès Folies-Dramatiques n’a pas attendu la centième de Madame Favart pour faire une forte brèche aux recettes certaines qui vont tomber dans sa caisse. Dès le lendemain de la première, il mettait au pillage les magasins de la Ménagère. On sait que M. Cantin possède à Antibes une charmante habitation. C’est cette maison qu’il est venu monter, de la cave au grenier. La Ménagère lui a tout fourni meubles de salon, de salle (...)
Madame Favart

Bruits de coulisses

Jeudi 2 janvier 1879
Nous recevons la lettre suivante :
« Paris, le 31 décembre 1878.
« Monsieur,
« En présence du succès que la presse a bien voulu faire aux costumes de la reprise des Brigands, je crois de mon devoir de restituer à mon confrère M. Draner la propriété de ses légendaires carabiniers.
« Agréez, monsieur, mes salutations empressées.
S. CLÉDAT DE LAVIGERIE. »
François Oswlald.
Les Brigands

Échos de Paris

Mardi 7 janvier 1879
On s’est beaucoup diverti, dans le monde diplomatique, de la dernière excentricité du roi Louis II de Bavière.
Sa Majesté a donné un grand dîner de cérémonie de quatorze couverts à son château d’Hohenschwangau, en l’honneur du roi Louis XIV et de sa cour. Un couvert était destiné au royal amphitryon, et les treize autres à Louis XIV et à douze personnages de son entourage, renommés pour leur esprit.
Le repas, dans ces circonstances, fut assez mélancolique ; les invités, silencieux, ne donnaient par leur (...)
Les Brigands

Bruits de coulisses

Mercredi 8 janvier 1879
Devant le grand succès de Madame Favart – hier, 5,504 fr. de recette ! – la direction des Folies-Dramatiques s’est empressée de faire doubler tous les rôles et c’est encore Madame Favart que l’on répète tous les jours avec la distribution suivante : Mme Favart Mlle Noémie Vernon. Suzanne Revel. Favart MM. Vois. De Pontsablé Gabel. Boispréau Nury. Cotignac Michel.
On est donc prêt à tout événement et à parer à toute indisposition des artistes créateurs.
François (...)
Madame Favart

Bruits de coulisses

Samedi 11 janvier 1879
La direction du théâtre An der Wien, de Vienne, a reçu une lettre de Jacques Offenbach, annonçant la prochaine arrivée du maestro, qui conduira personnellement la première représentation de Madame Favart.
François Oswald.
Madame Favart

[Non titré]

Dimanche 12 janvier 1879
Voir à la quatrième page
LA TYROLIENNE chantée par Mlle Girard et M. Max Simon au troisième acte de
MADAME FAVART
le nouveau succès du théâtre des Folies-Dramatiques.
Madame Favart

[Non titré]

Dimanche 12 janvier 1879

Madame Favart

Bruits de coulisses

Mardi 14 janvier 1879
Aujourd’hui, aux Bouffes, première représentation de la Marocaine, opérette en trois actes, paroles de M. Ferrier, musique de M. Offenbach.
Grande joie aux Folies-Dramatiques.
M. Bardoux est signalé pour la seconde fois aux représentations de Madame Favart. Cette assiduité du ministre des beaux-arts a mis tous les artistes en émoi. Juliette Girard rêve déjà le Grand-Opéra et Conchita Gélabert, le futur Théâtre-Lyrique. Quant à Luco, il est persuadé qu’on le guette à la Comédie-Française.
François (...)
La Marocaine Madame Favart

La Soirée parisienne

Mercredi 15 janvier 1879
LA MAROCAINE
Olfenbach a coutume de donner ses pièces par série. Il est rare qu’il lance une partition toute seule. Seulement... Eh bien ! oui, il y a un seulement, et nous avons assez souvent constaté les succès d’Offenbach, nous avons, tout dernièrement, assez célébré la gloire de Madame Favart pour dire franchement que si son nom n’eût pas été bruyamment acclamé à la fin par ses amis, il eût entendu certains bruits aussi peu agréables que stridents.
Il prendra sa revanche une autre fois, et, ma foi, il (...)
La Marocaine

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